De havilland Mosquito

De havilland Dh 98 Mosquito : La merveille de bois.

 

 

Le De Havilland Dh98 Mosquito, ou moustique, en rappel de la fonction de harcèlement initialement prévue pour cet appareil, est un avion multi rôle britannique. Il sert au sein de la Royal Air Force et de nombreuses forces aériennes durant la Seconde Guerre mondiale et l’après-guerre.

Le Mosquito, surnommé « Mossie » par ses équipages, est également connu comme « the wooden wonder », "La merveille en bois" ou « the timber terror », "La terreur de bois", en raison de sa construction en contreplaqué lamellé.

Le Mosquito est un bimoteur équipé de moteurs Rolls-Royce Merlinet l'une de ses particularités est que le pilote et le navigateur étaient assis côte à côte. Résolument peu orthodoxe dans sa conception, il utilise une structure en contreplaqué lamellé de balsa et de bouleau, à une époque de la guerre où le bois est déjà considéré comme obsolète. Lors de sa conception, le bureau d’études De Havilland constate que l’ajout d’armement défensif réduit de façon significative sa vitesse maximale.

Conçut initialement pour servir de bombardier de jour rapide comptant sur sa vitesse pour survivre, il est donc redessiné pour lui retirer son armement défensif.

Les performances étonnantes de ce bombardier léger en situation de combat réel conduit rapidement à une réorientation de ses rôles, et le Mosquito est décliné en plusieurs versions : bombardier de jour rapide, chasseur-bombardier, bombardier tactique, chasseur nocturne ou diurne, avion d’intrusion, avion de reconnaissance et chasseur embarqué.

La réussite des missions dévolues au Mosquito suscite rapidement l’intérêt des responsables militaires, notamment celle du commandant en chef de la Luftwaffe, Hermann Göring. En réponse, les allemands s'inspirent librement du design du Mosquito pour créer le Focke-Wulf Ta 154 Moskito, construit également en bois. Côté allié, les plans du Mosquito servent également comme base de départ à la conception d’un chasseur lourd monoplace, le De Havilland DH.103 Hornet.

La bataille d'Angleterre fait rage lorsque les prototypes sont construits, et 25% du temps, l'usine est arrêtée par les alertes anti-aériennes. Le prototype de bombardier de jour, baptisé W4050, est terminé le 19 novembre 1940, et réalise son premier vol le 25 novembre.

Les estimations théoriques calculaient qu'avec une surface portante, un poids et une motorisation double de ceux du chasseur Spitfire Mk II, il devait être capable d'être plus rapide d'au moins 32 km/h.

Les essais en vol du prototype W4050 dépassent largement ces estimations initiales, et en février 1941, il surpasse un Spitfire Mk II avec une vitesse maximale de 650 km/h à une altitude de 6 700 m, alors que le Spitfire atteint lors de ces essais une vitesse de 600 km/h à 6 000 m. Contrairement à la capacité d'emport de 450 kilos espérée, l'appareil se révèle capable d'emporter de façon effective le quadruple de ce poids en bombes.

La largeur des ailes de queue est augmentée, et l'appareil est doté d'un système d'échappement amélioré, et d'une cellule agrandie.

Ces modifications sont intégrées aux versions de productions.
Développé en 1940, le premier prototype du Mosquito F Mk II fut finalisé le 15 mai 1941. Cet avion était armé de 4 canons Hispano-Suiza HS.404 de 20 mm dans le fuselage et de 4 mitrailleuses Browning Mk 1.2F2 de 7.7mm dans le nez. Cette version exigeait que l'accès au poste de pilotage se fasse sur le coté du nez et non plus par dessous.

L'appareil avait aussi une verrière redessinée avec des panneaux pare-balles frontaux, inexistants dans la version originale. Cette variante ne fut produite qu'à peu d'exemplaires.
Lors de son entrée en service sur le théâtre européen, le DH.98 Mosquito se révèle plus rapide que les chasseurs ennemis qu'il rencontre : les Messerschmitt Bf 109F et Focke-Wulf Fw 190A.

Les versions suivantes de ces chasseurs réduisent en partie leur déficit de vitesse face au Mosquito. Mais le faible avantage de vitesse qu'il conserve, permet au Mosquito de mener à bien ses missions de bombardement et de rentrer à la base, avant que les chasseurs allemands n’arrivent à l’altitude d’interception.

L’introduction du protoxyde d'azote pour booster la vitesse ascensionnelle du Bf 109s et l’arrivée tardive des chasseurs à réaction Messerschmitt Me 262, permettent à la fin de la guerre de doter la Luftwaffe d'intercepteurs ayant un avantage de vitesse clair.

La version PR.Mk 32 développée pour la reconnaissance photo est alors produite en réponse, avec des ailes plus grandes, des compresseurs spéciaux pour les hautes altitudes et par l’élimination d’autant de poids que possible, permettant ainsi de porter son plafond maximum à 12 800 mètres d’altitude. Mais malgré ces changements, le DH. 98 ne demeure pas totalement à l’abri, et en décembre 1944, un Mosquito est intercepté à cette altitude.

De Havilland Dh98 Mosquito :

  • 2 x Moteurs Rolls Royce Merlin 25
  • 2 X 1635 Ch
  • 650 Km/h
  • 4 Canons de 20 mm 4 Mitrailleuses 7.7 mm
  • 10100 Kg en charge
  • 10550 m de plafond pratique
  • 2300 Km en distance franchissable
  • 2 équipiers

 

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